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Parcours des Mondes

Blog de Armand Auxiètre Galerie d'art premier

2014 "Parcours des Mondes Salon International des Arts Premiers"


Parcours des Mondes : l'art tribal en capitale
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Par Valérie Sasportas Mis à jour le 11/09/2014 à 14:33 Publié le 11/09/2014 à 07:02
À Paris, la 13e édition du salon international des Arts Premiers s'impose comme l'événement culturel majeur dans sa spécialité, avec 68 exposants, dont la moitié de l'étranger.
 
Paris baigné enfin par un soleil d'été indien. Dans cette douce atmosphère, le 13e salon Parcours des mondes s'impose comme le rendez-vous international majeur des collectionneurs et marchands d'arts dits primitifs, premiers ou lointains, selon l'appellation des pionniers, Jacques Kerchache, Charles Ratton ou Félix Fénéon. Pierre Moos, le directeur de cette foire atypique à ciel ouvert dans le quartier germanopratin des Beaux-Arts peut sourire: avec 68 exposants, qui pour la moitié sont étrangers, et neuf des plus grands marchands américains, dont Thomas Murray, Michael Hamson et Donald Ellis, le Parcours des mondes surpasse désormais la prestigieuse foire bruxelloise Bruneaf. Son président, Didier Claes, tient un stand au même moment à la Biennale des antiquaires au Grand Palais.
«Paris est la capitale internationale des arts premiers», affirme l'Américaine Jean Fritts, directrice monde du département d'art d'Afrique et d'Océanie chez Sotheby's, venue spécialement pour la vente de la superbe collection d'art océanien du Canadien Murray Frum, le 16 septembre, un an après sa mort. «Nous l'organisons après le Parcours des mondes par confraternité», souligne l'experte qui, durant vingt ans, échangea avec Murray Frum au point de connaître par cœur ses goûts et ses humeurs. «L'ensemble est exceptionnel», s'enthousiasme l'immense collectionneur Jean Claude Gandur (il a créé une fondation pour ses 1600 œuvres), venu de la Biennale.
L'intention des collectionneurs d'aujourd'hui a bien changé depuis les défricheurs et les artistes du XXe siècle, Vlaminck, Breton, Éluard, Derain, Picasso, Matisse, Dubuffet, qui y trouvèrent une inestimable source de recréation. Les pièces antiques d'Afrique et d'Océanie attirent désormais des amateurs qui cherchent justement les correspondances avec la peinture et la sculpture d'art moderne et contemporain. Ainsi d'Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement, choisi comme président d'honneur de ce Parcours des mondes. «Je suis venu à l'art premier par la peinture moderne, confie-t-il. J'y trouve quelque chose d'identique à l'art occidental, des sensations que j'ai l'impression d'avoir moi-même connues, comme des origines communes à la création des formes.» Il se dit particulièrement ému par la juxtaposition d'œuvres d'artistes de géographies et d'époques différentes, mais ayant en commun une même sensibilité.
Raréfaction des pièces
 
Rares sont les spéculateurs. «Je vois chez mes clients une réaction principalement viscérale face à un objet», affirme le galeriste Anthony J. P. Meyer. Plus loin dans la rue des Beaux-Arts, les Espagnols Ana et Antonio Casanovas, de la galerie madrilène Arte y Ritual, célèbrent leurs trente ans de carrière en exposant les chefs-d'œuvre d'Afrique et d'Océanie qu'ils ont cédés à d'illustres collectionneurs comme Jean-Paul Barbier-Mueller. Cette exposition non commerciale est digne d'un musée. Mais le plus bouleversant, ce sont les photos de ces objets par Manel Armengol réunies dans un beau livre vendu 600 euros. Dans les jeux d'ombres et de lumières, des clichés en noir et blanc façon Harcourt, les masques et statues semblent donner du souffle. Ana et Antonio Casanovas, inspirés par le film de Chris Marker et d'Alain Resnais en 1953 Les statues meurent aussi, ont aussi réalisé une vidéo où ces objets semblent crever l'écran.
Les maisons de ventes jouent sur cette force émotionnelle et sur les parallèles. Comme Sotheby's qui, dans le catalogue de la vente Frum, crée des jeux de miroir entre les arts d'Océanie et les arts du XXe siècle. Un crochet porte-crânes, de Papouasie-Nouvelle-Guinée du début du XXe, est exposé avec un tableau très ressemblant de Jean Dubuffet, Mirobulus blanc (1945-1946), et proposé entre 80.000 et 120.000 euros. De tels sommets restent rares sur le Parcours des mondes, où les prix oscillent entre 2000 et 50.000 euros. La raréfaction des pièces d'Afrique fait inévitablement monter les prix. Mais le salon met le cap sur d'autres horizons, tels que l'Océanie, l'Himalaya aux portes de l'Asie.
En 2015, un itinéraire parallèle d'art d'Asie est d'ailleurs annoncé, pour séduire notamment la clientèle chinoise, très présente chez les joailliers de la Biennale des antiquaires au Grand Palais.
Parcours des mondes, quartier des Beaux-Arts (Paris VIe), jusqu'au 14 septembre. www.parcours-des-mondes.com
http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2014/09/11


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